Râler, c’est mauvais pour notre bien-être et notre santé !

Pourquoi est-ce mauvais ?
Tout le monde le sait, avoir des pensées négatives nous plombe le moral et l’énergie, peut-être pire à plus long terme… Les raisons avancées sont nombreuses et plus ou moins fumeuses, mais j’en retiendrais au moins 3 qui me semblent très sensées :
– Parler d’émotions négatives nous fait ressentir ces émotions négatives et le corps réagi en fonction : tensions, libération des hormones du stress, entretien du mal être …
– Le fait de se plaindre abondamment ne fait pas évoluer la situation d’un yota. C’ est une énergie perdue.
– Entendre d’autres personnes parler d’émotions négatives nous fait aussi, dans une mesure un peu moindre, ressentir ces émotions négatives… donc non seulement on se fait du mal, mais en plus on pollue les autres.

Pourquoi est-ce qu’on le fait alors ?
– La première raison qui vient à l’esprit c’est bien sûr parce qu’on est frustré ou tout simplement mal.
– Ce qui est plus trouble, c’est la facilité dans la relation sociale que cela nous apporte : rien n’unit autant les gens qu’une détestation commune. La façon la plus facile de communiquer et de faire de nouvelles connaissance est l’utilisation de remarques négatives.
– Enfin c’est une habitude complètement ancrée dans nos façons de faire, pas facile de faire autrement !

Comment on fait pour s’améliorer ?

– Il faut déjà bien identifier ce qu’est une plainte ou une râlerie : dire qu’il fait froid n’est pas négatif, c’est factuel, c’est une simple remarque. En revanche dire : « j’en ai ras le bol de ce froid », .. là c’est une râlerie.
– Observez ensuite la fréquence à laquelle vous y recourrez … Je vous préviens, vous risquez être surpris, c’est épouvantablement souvent (sauf si vous êtes le Dalaï Lama.) ! Mais la bonne nouvelle, c’est qu’ en prendre conscience est déjà un pas vers l’amélioration
– Essayez d’éviter les pleurnichards chroniques, quand c’est possible. Le club des râleurs à la pause café, .. stop !
– S’il y a un problème, plutôt que de « rester assis à le contempler », essayer d’y apporter une solution. Vous avez froid souvent ? Achetez un manteau plus chaud, mettez des chaufferettes dans vos poches, rajoutez un Damart … Faites quelque chose ! Vous pouvez aussi aider les autres râleurs en leur proposant des solutions plutôt que de joindre votre plainte aux leurs.
– Finissez quoi qu’il arrive par une note positive : si une plainte vous échappe, ne restez pas dessus, rajoutez une note positive : Je hais ces embouteillages du matin !! …. mais je suis contente d’avoir ce boulot.
– Un bon truc aussi pour traquer le négatif sournois, c’est de remplacer les « je dois » par le plus neutre « je vais » : je dois aller chercher les enfants à l’école .. / Je vais chercher les enfants à l’école. En lisant ces 2 phrases on sent bien la différence de ressenti.
La difficulté est grande pour réussir à changer, mais on se sent vraiment mieux ! Tous ceux qui ont sérieusement essayé témoignent de choses qu’ils ont réussi à réaliser alors qu’ils n’y arrivaient pas avant, et de changements positifs dans leur vie. Vous vous lancez quand ?

Bibliographie non exhaustive si vous voulez creuser :

Three single steps, Trevor Blake
The No complaining Rule, Jon Gordon
J’arrête de râler, Christine Lewicki (Eyrolles 2011)

 

Toutes les infos pour me contacter : http://www.beaucaron.com/

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One Comment

  1. Suzanne CADIC

    Je partage totalement ce qui est dit
    Je cherche quant à moi la meilleure façon de positiver même si j’ai souvent à faire avec de sérieux râleurs
    Bravo pour cet article

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